ZANZIBAR

Zanzibar…

Sur la carte de mes souhaits de découverte du monde, cette île au large de la Tanzanie figurait en pole position.

Pourquoi ? Parce que depuis mon 1er voyage au Kenya à l’âge de 19 ans, j’ai tatoué l’Afrique dans mon cœur et, si je lui fais des infidélités, je reviens toujours vers elle…

Ainsi j’imaginais Zanzibar comme une perle posée sur l’océan Indien, une île colorée, cosmopolite aux plages de rêve, aux terres fertiles, aux parfums envoutants d’épices…

Nous avions 2 treks gorilles derrière nous, avions quitté le Rwanda en pleine nuit via un transit à Nairobi ou nous avons reçu des samosas aux piments en guise de petit déjeuner avec un café imbuvable. Les charmes de l’Afrique…


Mais après encore un transit à Dar-es-Salam (Tanzanie), nous arrivons enfin à Stone Town.

 

Le passage en douane se fait rapidement, aucun souci au niveau du visa, il suffit de régler directement les 50 dollars au guichet. Un chauffeur francophone nous attend, nous serrant une main un peu fébrile en nous informant qu’il est malade, diarrhée, annonce t’il, ce qui n’a rien de réjouissant après les contrôles sanitaires et prise de température que nous avons eues aux différentes escales puisque que l’épidémie d’Ebola sévit en Afrique de l’Ouest….

ROUTE VERS LE NORD EST DE L'ILE

Nous roulons une bonne heure vers le Nord Est et sommes de suite frappés par la pauvreté.

Lorsque nous arrivons à Matemwe, ce petit village où se trouve notre hôtel, plus de route, rien qu’une piste défoncée et poussiéreuse et la misère… les huttes aux toits de tôles rouillés et troués tiennent sur quelques bâtons servant de soutien, certains pans de murs tombés sont remplacés par de pauvres bâches déchirées. Des détritus colorés jonchent le sol et c’est la seule nourriture des poules  et des vaches squelettiques qui déambulent au milieu des femmes et des enfants assis à même le sol à la recherche d’un coin d’ombre. Un choc pour nous qui avions côtoyé des Africains vivant dans de bonnes conditions et surtout dans la propreté au Rwanda…

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Nous roulons une bonne heure vers le Nord Est et sommes de suite frappés par la pauvreté.

Lorsque nous arrivons à Matemwe, ce petit village où se trouve notre hôtel, plus de route, rien qu’une piste défoncée et poussiéreuse et la misère… les huttes aux toits de tôles rouillés et troués tiennent sur quelques bâtons servant de soutien, certains pans de murs tombés sont remplacés par de pauvres bâches déchirées. Des détritus colorés jonchent le sol et c’est la seule nourriture des poules  et des vaches squelettiques qui déambulent au milieu des femmes et des enfants assis à même le sol à la recherche d’un coin d’ombre. Un choc pour nous qui avions côtoyé des Africains vivant dans de bonnes conditions et surtout dans la propreté au Rwanda…

KASHA HOTEL UN PETIT PARADIS

Nous avions choisi un hôtel modeste mais l’agence ayant oublié de réserver notre bungalow, a été obligé de nous surclasser, faute de place. Ainsi nous arrivons choqués et épuisés … au paradis !

Le gérant, un italien, nous accueille très gentiment avec un cocktail et nous offre le bungalow de 80m2 en front de mer, une pure merveille d’architecture swahili avec des influences arabes et indiennes, une salle de bains ouverte avec douche marocaine, une baignoire (!), un lit avec moustiquaire, coffre et TV, un petit coin salon, une immense terrasse avec transats et coussins et luxe suprême un petit bassin privé.

WAOW !

Nous passons une bonne partie de la journée à dormir, avant de faire le tour du domaine et de nous laisser gâter par un succulent repas en soirée. Nous allons rester 10 jours. Un pur bonheur.

Et tout est sublime. les 11 bungalows sont dispersés dans la végétation, chacun bénéficiant d'une belle intimité, l'entrée-accueil-bar-restaurant est immense et ouvert, joliment décoré avec un toit en makuti, il y a même un snack avec une piscine à débordement et un coin massage et wellness...

Un escalier en bois permet de descendre à la mer. A ce propos on nous met en garde sur la vitesse de la marée montante et on nous prête des chaussons pour se protéger des oursins et coraux.


 Les repas vont s’avérer tous plus fins et gouteux les uns que les autres. Nous sympathisons avec Mdgeni, le chef cuisinier et avec Olivia, une serveuse dont la maman est Massaï. Ça nous permet de remettre notre vocabulaire au gout du jour, à la plus grande joie du personnel.

 

BALLADE A MARÉE BASSE

Nous observons depuis quelques jours les villageois qui vivent au rythme de la mer. Ainsi les femmes marchent jusqu’à la barrière de corail chaque jour à marée basse, quelque fois accompagnées d’enfants, une barre de fer à la main, afin de déloger les poulpes. Évidement l’impact d’une telle chasse sur les coraux est désastreux, mais peut on leur en vouloir quand on sait que c’est leur seule source de revenus, voire de survie ?

D'ailleurs même si nous avons été surclassés par l'agence (car nous n'aurions pas pu nous offrir 10 jours dans ce bel hôtel), nous avons très mauvaise conscience en sachant qu'une seule nuit ici est l'équivalent d'un mois de salaire moyen....

Les hommes partent en dhow traditionnel (bateau à voile) avant que la marée ne baisse et reviennent à la queue leu leu chaque soir à la marée montante avec du poisson qu’ils vont vendre directement sur une place couverte au milieu du village.

La barrière de corail

Nous nous aventurons donc également vers le rift mais devrons faire demi-tour 2 fois (marée montante) avant de vraiment parvenir à la barrière de corail à marée basse, dans un numéro d’équilibriste impressionnant.

Car le sol est instable et avec 50 cm d’eau il est difficile de deviner la profondeur d’une crevasse, d’éviter les oursins, d’enjamber les coraux…

Cette petite aventure nous prend 2 bonnes heures, quelques rencontres, une chute avec une blessure d’oursin qui a traversé ma chaussure et m'empêche de me relever.

Heureusement un petit groupe vient me secourir, moyennant mon alliance en contrepartie (paiement)!

c'était bien tenté!

Quel bonheur de s’attabler à la bonne table d’hôte le soir venu, après un apéro au brasero, et déguster un délicieux menu entrée – plat – dessert, à la lueur des bougies.

 

Et lorsque nous regagnons notre chambre, la lumière est allumée, les rideaux tirés,  le lit est défait, prêt à nous accueillir et la moustiquaire ouverte… si c’est pas le bonheur (le grand luxe surtout !)

 

Le seul inconvénient ici, c’est qu’il n’y a pas de plage directe. Nous sommes sur un rocher. L’avantage du lieu étant qu’ici il y a peu de touristes et que le vent chasse les moustiques.

Comme à notre habitude, nous nous laissons tenter par une excursion avec un jeune homme rencontré sur la plage. Nous avons toujours fonctionné comme ça, autant faire vivre la population locale que d’engraisser l’hôtel qui demandera le double pour quasi la même excursion mais peut être bien moins authentique.

BBQ et snorkeling

Rendez-vous est donc pris avec Alexis pour le lendemain 10 H.

Il nous propose une sortie près de l’atoll voisin, en bateau, avec découverte des fonds marins en masque et tuba, puis barbecue sur une plage déserte et éventuellement observation de dauphins. Le tout pour 60 $ à deux (au lieu de 170 $ à l’hôtel).

Après un petit déjeuner aussi délicieux que gargantuesque, nous nous dirigeons vers le ponton avec nos maillots de bain, masques et tubas perso, palmes prêtées par Alexis, appareil photo, et GoPro (qu’on nous a prêté pour filmer les gorilles au Rwanda). Alexis nous attend avec cap’tain et un cuisinier. Nous sommes seuls.

 

Nous longeons la plage jusqu’à la brèche qui permettra au bateau de gagner la mer.  Le paysage est splendide, les couleurs féeriques : une belle palette du transparent au vert d’eau virant au turquoise puis bleu roy s’étale devant nos yeux écarquillés, le bleu gris du ciel, chargé de nuages menaçants accentuant encore les contrastes.

Un 1er saut dans la grande bleue nous permet de voir une multitude de poissons colorés que nous attirons avec des bananes. Certains sont très énervés puisqu’ils n’hésitent pas à mordre dans mon bras (dodu !). Nous sommes au large de l’îlot Mnemba que nous ne pourrons fouler car il s’agit d’un atoll hôtel pour des touristes ayant un pouvoir d’achat, disons… différent du nôtre !

Un 2ème saut nous permet de voir un peu de corail. Rien d’extraordinaire non plus. Quoi, blasée moi ? c’est vrai que nous avons eu la chance de voir des fonds extraordinaires au Kenya et en Nouvelle Calédonie….


Peu après notre cap’tain nous remorque jusqu’à une plage de sable fin et blanc où, seuls au monde, nous dégustons un plat de fruits de mer grillés, crevettes, cigales, langouste, riz et pommes de terre, assis par terre, sur une natte préparée à l’ombre d’un palétuvier, mangeant avec les doigts, tels des Robinsons.

Un pur délice !

Pas un bruit, pas une personne, les 3 gars ont disparus, pas une mouche, rien. Beauté calme et volupté.

Il est 16H lorsque nous retournons au Kasha.

Nous profitons de la grande piscine, nous sommes seuls, comme souvent, c'est bien là le vrai luxe, enfin... pensions nous....mais Steph se sent épié....

Une très jolie mamba verte (mortel - 30 mn d’espérance de vie..) a trouvé refuge dans notre parasol.

Tels des touristes mzungus très inconscients, moi je la prend en photo avec mon smartphone, les doigts à portée de ses crocs, et Steph tente de la déloger avec un bâton, manquant de s'en faire un tour du cou...

Cependant nous apprendrons que de voir une mamba verte est un heureux présage...

Dans un registre moins dangereux, voici un petit safari photo de la faune que nous avons croisé ici.

Le soir venu, nous discutons avec des touristes français au brasero, tout le monde est un peu parano suite à la décapitation d’un français en Algérie. Merci les amis pour tous les sms dont on se serait passé! Zanzibar étant une île musulmane, l’amalgame est fait.

Pourtant nous comptons bien refaire une sortie avec Alexis. Nous avons été enchantés par les qualités du jeune homme : gentillesse, organisation au top, prix compétitif. Ok, nous n’avons pas vu de dauphins, mais ça ne se commande pas ;)

SPICE TOUR

Nous voilà repartis avec Alexis ....qui nous semble étrange (parano moi?). Il nous confie à son oncle qui va nous conduire dans une ferme à épices. Celui-ci ne parle ni français ni anglais et au bout d’une heure de route nous commençons à être un peu inquiets. Je me surprend même à me faire des films…

Le chemin menant de l'hôtel à la route bitumée est déjà une aventure en soi. 20 minutes de piste dans un état catastrophique. Jamais nous avons été autant balloté, même pas en safari au Kenya....


Le tonton sourit, ne parait pas méchant et nous pouvons voir un bouquin entre les 2 sièges avants :Easy english. Cependant rien ne sert de poser des questions, il reste muet...

Tout est bien qui finit bien, il bifurque bientôt dans la forêt et nous sommes pris en charge par 2 jeunes étudiants qui comble de bonheur parlent français.

Alors que l’un deux nous laisse deviner chaque arbre, fleur, épice, l’autre nous confectionne collier, chapeau, sac, lunettes, cravate, etc... à partir de végétaux.

Nous passons une journée extra, d’autant plus que les deux jeunes ont beaucoup d’humour et la visite est très intéressante : amandiers, girofliers qui ont fait la réputation de l’île, poivriers, vanille, manguiers, cardamone, papayer, cocotier, cannelle, cabosse de cacao, cumin, anis étoilée, etc… et au final dégustation de fruits très exotiques et même méconnus pour certains.

Une agréable odeur nous venant aux narines, nous demandons à Assan de quoi il s’agit. Quelques minutes plus tard nous sommes devant une assiette fumante de riz Zanzibarite (riz aux épices : cumin, cardamone, anis étoilé) accompagné de banane plantain et de légumes. Absolument délicieux.

Depuis, à la maison, il nous arrive souvent d'en cuisiner.

De retour à l'hôtel avec nos trophées:

Le lendemain midi nous commandons un plateau de fruits de mer à Mgeni.

Seuls au monde...

BALLADE AU VILLAGE

Stop à la parano ! Nous nous décidons enfin d’aller seuls au village, en longeant la mer. Pas un mzungu (blanc) en vue, beaucoup d’hommes, et bien que je lance des « jambo » joyeux à tout va, j’avoue que je n’en mène pas large. Nous sommes en maillot de bain (je sais bien que c’est musulman) et avons juste emmené un petit appareil photo. Pas d’argent.

La plupart des gens ne nous prête aucune attention. Ça me va. Les enfants et même les rares femmes que nous rencontrons nous mendient des bonbons ou de l’argent. Les autres nous saluent sans nous accoster. Un groupe d’homme fume la coque d’un bateau, des jeunes jouent au foot sur la plage.

Très belle rencontre avec une femme relativement âgée, qui, penchée au-dessus d’un sac de toile ramasse des algues qu’elle vend à des lobbies de la cosmétique, nous explique t’elle en swahili sans demander d’argent pour la photo.

En soirée, alors qu'une mamba verte (encore!)s'était introduite au bar et monopolisait le patron, le personnel et les clients, le chat s'est servi dans les assiettes au restaurant!

Était il de mèche avec le serpent?

DAUPHINS

Impossible de se balader sur la plage sans rencontrer Alexis qui a toujours une ou plusieurs propositions d’excursion à nous vendre.

Nager avec des dauphins sauvages étant le rêve d’un certain nombre de personnes, il table sur cette sortie. Hélas le lieu le plus connu est Kizimkazi tout au Sud de l’île, soit à 2 H de route et le bain de foule ne me tente pas. Il nous reste peu de dollars de surcroit et le tour est cher.

Mais Alexis nous propose une sortie au large de l'île Mnemba, donc face à notre hôtel.  Et nous promet des dauphins. Pour rire, je lui dis : « pas de dauphins, pas d’argent » ! A ma grande surprise il accepte. RDV est pris pour le lendemain.

Évidement il me serait éthiquement impossible de ne pas le rémunérer.

Lorsque nous arrivons sur la plage Alexis est au téléphone et un grand sourire illumine son visage. En raccrochant il me dit « Dolphin » en pointant son doigt au large, avant même de me saluer !

Comme la fois précédente le cap‘tain pousse le bateau sur 20 cm d’eau jusqu’à la brèche qui lui permettra de mettre le moteur et de s’engager derrière la barrière de corail et très vite nous apercevons des ailerons à la surface de l’eau.

A peine le temps d’enfiler masque, tuba et palmes que le cap’tain nous crie un peu énervé : « JUUUMP »

Ce dont.

Complètement désorientée, je me demande dans un 1er temps vers où nager ? Mais j’aperçois très vite un banc de dauphins sur le fond, à 4 ou 5 mètres, avançant très lentement.  J’accélère le mouvement pour les rejoindre quand 2 énormes spécimens me passent devant, l’un me frôlant presque … Dans mon masque embué par l’émotion je lâche un cri de surprise ! Mais les 2 mâles, après s’être quasi mis à la verticale comme pour me barrer la route, rejoignent le groupe.

Ce n’est qu’en m’approchant que je me mets à compter et que je comprends :

3 femelles sont quasi immobiles sur le sable, avec 3 petits qui tètent. Sur la droite un dauphin que je soupçonne d’être l’un des papas et « mes » 2 gros mâles qui cherchaient vraisemblablement à protéger femmes et enfants…

Je flotte au-dessus d’eux un instant en les observant, réalisant que je suis en train de vivre un rêve, quand le groupe remonte à la surface à la verticale, tel un rideau devant mes yeux ébahis, va prendre l’air et replonge élégamment d’un magistral coup de queue, me laissant à la traine.

Steph a filmé la scène et cap’tain nous fait signe de remonter sur le bateau pour nous avancer et nous permettre de replonger. A nouveau nous approchons et nageons tranquillement avec eux, en silence quand soudain un bateau chargé de touristes arrive et c’est la ruée à grand coups de cris, de crawl et de palmes ! Je crois halluciner ! Pauvres dauphins !  Qui changent de direction à une vitesse surprenante.

Comme nous ne sommes que deux, et que nous remontons prestement sur l’embarcation, cap’tain nous emmène encore une fois près du groupe et ce dernier nous permet une fois de plus de partager leur quotidien un long moment… jusqu’à l’arrivée des touristes bruyants…

Ne souhaitant pas les harceler plus longtemps et gonflés d’allégresse nous demandons au cap’tain d’abandonner. Nous avons eu notre part de bonheur, allons rejoindre Alexis sur la plage.




FORÊT DE JOZANI ET SINGES ENDÉMIQUES

Et puisqu’il nous reste un peu d’argent, autant en faire profiter la population locale : nous voilà repartis avec Alexis, ou plutôt son oncle, pour une visite de la forêt de Jozani où se trouvent les fameux colobes, singes endémiques (hélas menacés) de l’archipel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Piliocolobus_kirkii

 

Un guide (anglophone) nous prend en charge sur place, et nous faisons quelques pas dans une très très belle forêt sèche (bien que l’eau monte à mi- mollet en saison des pluies) avant de traverser une mangrove sur un ponton en bois via une forêt plus clairsemée où nous avons la chance d’approcher les singes de très près.


Et pour finir, ces deux là m'ont laissé faire un magnifique cliché...

Comme partout, le seul parasite insupportable est… (oui, le moustique aussi) l’humain, plus particulièrement le touriste tonitruant, grossier, irrespectueux … hélas ce dernier est bien parti pour se multiplier et éradiquer à jamais des espèces bien plus pacifiques et intelligentes que lui.

Fallait que je le dise !

Ainsi s’achève notre dernière journée à Matemwe car dès demain nous prenons la route pour Stone Town avant de rentrer en Alsace.

STONE TOWN


Épargnés par la pollution et le bruit jusqu’alors, le 1er contact avec la capitale est un peu brutal. D’autant plus que notre chauffeur nous encourage à prendre un guide et à ne pas sortir après le coucher du soleil à cause de l’insécurité…

Nous arrivons au Hiliki House un peu inquiets. http://www.hilikihouse-zanzibar.com/grm-index.php

 

Évidemment rien à voir avec le luxe du Kasha, mais cette demeure a quelque choses d’extrêmement authentique et d’attachant. Le patron est d’ailleurs adorable.

Sur le perron qui a des airs d’auberge de jeunesse, nous croisons un couple de Belges fraîchement arrivés. Ainsi nous décidons d’aller à la découverte de la ville à 4 pour couper court à nos appréhensions, munis d’une carte.

 

Évidemment on nous accoste, quelques mots de swahilis, un sourire et on nous laisse tranquilles. Quelques précautions sont à prendre comme dans toute grande ville, à savoir, pas de signe extérieur de richesse style bijoux, sac en bandoulière près du corps, vêtements décents dans les pays musulmans, etc…


EUH... POUR INFO, IL EST INTERDIT DE PHOTOGRAPHIER LES PORTES....

Et je suis très vite happée, charmée par la beauté de cette ville, par son architecture et le film que je me fais en imaginant les arabes, les indiens, les bateaux chargés de marchandises, débarquant ici…

Oui tout est vieux, délabré, désuet, mais c’est ça qui est beau et fascinant à la fois.

Les bâtiments sont les uns plus beaux que les autres, le ciel chargé accentuant leur charme mystérieux.

Nous nous perdons dans les ruelles sinueuses de la médina où chacun veut nous attirer dans son magasin, la plupart de souvenirs, sculptures sur bois, peintures, etc.

Alors que le soleil décline nous retournons à l’hôtel, en sueur et poussiéreux, afin de prendre une douche et de repartir, toujours à 4, dîner au Mansoon, un restaurant que j’avais repéré sur le net avant le départ.

Aucun incident n’étant à déplorer, nous faisons chemin seuls le lendemain et nous aventurons dans l’immense marché-souk où l’on trouve de tout, du sommier aux épices. Aucune photo, car nous sommes partis les mains vides…

Plus tard nous déjeunerons au restaurant The silk route, un restaurant absolument parfait que je recommande (si seulement je pouvais y retourner ce week-end, manger du succulent Naan (pain indien), j’en salive déjà) 

Et de nous préparer pour le vol retour Stone-Town--Dar-Es-Salam--Amsterdam--Bâle/Mulhouse.


En conclusion, j’ai été un peu déçue par Zanzibar, peut-être qu’après l’exemplaire Rwanda le contraste était il trop important ?

Toujours est il que si les plages et la capitale étaient à l’image de ce que j’imaginais, la pauvreté, le délabrement dans lequel vivent les gens autour des hôtels de luxe est intolérable.

Mais que font donc les autorités avec tout l'argent brassé par le tourisme, balnéaire à Zanzibar et safari sur le continent?