Viñales

Nous étions attendu dans notre première casa (chambre d'hôte) et j'avais vraiment hâte.

 

Je me demandais à quoi ressemble une mogote, comment se serait chez l'habitant, je me réjouissais d'entrer dans les terres, d'aller à la rencontre des Cubains, vraiment, pas seulement en discutant futilement avec un serveur ou une femme de ménage dans un complexe hôtelier.

 

Et puis nous avions réservé une rando avec un guide francophone afin d'en apprendre plus sur la culture du tabac, sur la vie rurale. Tout un programme.

Il règne dans ce village une ambiance paisible et un petit air de vacances.

Si vous cherchez le centre ville, restez donc juste sur LA route principale!

Nous avons eu la surprise d'y découvrir de petits commerces: souvenirs, restos, un petit marché d'artisanat local, un coiffeur, une station service, une entreprise de couture et... un crématorium.

LE marché

clichés de la grande rue

Nous recommandons chaudement le bar 3J pour sa petite terrasse, ses tapas, son ambiance, son accueil et son café.

Réservation conseillée, nous avons pris notre espresso debout...

scènes de vie

LA CASA

Après avoir flâné tranquillement, nous nous sommes rendus à la villa Gena. (voir rubriques casas pour les détails).

Nous avons été accueillis par une mamy délicieuse et souriante qui nous a fait traverser sa cuisine, avant de nous emmener vers notre petite chambre.

Inquiète, elle nous a demandé si cela nous convenait? Nous étions comblés.

 

Notez qu'il faudra présenter vos passeports et signer un cahier (l'état prend sa part du gâteau ....).

Les nuitées chez l’habitant ont été le high-light de notre séjour. Nous avons rencontrés des gens charmants qui nous ont ouvert leur maison et ont œuvré pour notre bien être.

Pour nous, outre le côté économique (max 35 € / nuit), ce fut l'occasion d'entrer dans l'intimité des Cubains, d'en apprendre un max sur leur vie et de partager des anecdotes sur la nôtre. Nous avons d'ailleurs été surpris par leur soif d'apprendre, leur curiosité vis à vis du monde extérieur.

Il faut être conscient que, même en étant taxés par l'état, les propriétaires de casas vivent relativement bien (classe moyenne) comparés aux autres.

Généralement nous avons été accueillis par des gens assez âgés, avons été surpris de voir arriver leurs enfants et petits enfants plus tard, en soirée. Ces derniers étant occupés à d'autres travaux en journée, ils cuisinaient pour le dîner...

 

Et tout ce petit monde habite ensemble, sur 3 générations. Imaginez ça chez nous!!

Pas étonnant que Cuba connait un grand nombre de divorces!

la ferme bio

Sur les conseils de notre agence locale, nous avons réservé une table à la ferme Paraiso.

Ici sont cultivés des fleurs, fruits et légumes bios et toute une équipe œuvre avec passion dans un grand  et magnifique jardin. En haut de la colline trône un restaurant où sont servies toutes ces bonnes choses.

Les jardiniers vous accueillent avec chaleur et vous entraînent dans leur terrain de jeu avec enthousiasme. La vue sur la vallée et les mogotes est époustouflante.

Imaginez vous attablés dans cette belle nature, dégustant toutes sortes de spécialités Cubaines, les unes plus délicieuses que les autres, les yeux sur le soleil couchant.....

 

Juste un petit conseil: venez avant 18H, pour d'une, profiter de la lumière du jour et visiter le jardin, de deux, manger votre repas tranquillement avant l'arrivée des bus bondés de touristes...

 

A noter: 16 € le repas gargantuesque, eau et café compris.


Petite anecdote: le jardinier sur la photo ci-dessus était adorable: non seulement son enthousiasme était contagieux, mais il avait soif d'apprendre et nous demandait constamment de lui traduire des mots en français, mots qu'il inscrivaient alors de façon phonétique sur un pauvre petit bout de papier jauni.

Nous lui avons offert un bloc note dans une pochette contenant aussi un stylo et une calculatrice;

je n'oublierai jamais son sourire d'enfant, ses yeux mouillés de joie et de gratitude: "je suis le plus chanceux des hommes aujourd'hui", s'est il écrié.

 


LA RANDO

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner, Luis-Miguel, un guide francophone, est venu nous chercher à domicile. Ensembles, nous avons pris la voiture sur quelques kilomètres avant de continuer à pieds.

La plupart des gens font l'excursion à cheval, certainement très sympa dans cette région. Aucun regret cependant, car à pieds nous avons pu converser et échanger avec Luis, ainsi que traverser une grotte, ce qui aurait été impossible à cheval.

Évidemment nous avons appris un tas de trucs!

Non seulement que toute la vallée des mogotes était probablement une immense caverne dont le toit s'est effondré (les mogotes en auraient donc été les piliers), mais aussi que le manioc, tarot ou malanga pouvait se conserver jusqu'à 3 ans en terre.

Luis-Miguel nous a appris que sa maman dentiste gagnait à peine 50 € / mois avec 20 ans d'expérience alors que son papa rentrait cet argent en 2 jours en louant une chambre dans leur maison.... Cherchez l'erreur.

Et puis très loin du tourisme de masse, nous avons été chez l'agriculteur, dans sa cuisine, après avoir pu faire un tour dans sa grange, remplie de feuilles de tabac en plein séchage!

Ce dernier nous a dévoilé ses secrets, de la culture des feuilles jusqu'à la confection du cigare. Nous avons pu déguster, et bien que nous ne soyons pas fumeur, avons trouvé fun de tenter l'expérience.

J'avoue que ce fut bien agréable et très doux, à ma grande surprise.

Les cultivateurs de tabac doivent vendre 90 % de leur récolte à l'état (pour un prix dérisoire), les 10 % restants étant laissés au paysan pour sa consommation personnelle ou la vente aux particuliers ou touristes.

Les cigares ne sont néanmoins pas cerclés.Nous avons acheté 10 cigares pour 20 €.

Ainsi le paysan gagne plus avec les 10 % en vente libre qu'avec les 90 % vendus à l'état....

LA GROTTE DE L'INDIEN

Après avoir partagé un verre sur une petite terrasse, nous avons quitté Luis-Miguel, enchantés par notre petite rando de 3 heures.

Dans l'après-midi nous avons encore fait un tour à la grotte de l'indien, CUEVA DEL INDIO.

Cette grotte, redécouverte en 1920 par un paysan de la région, abritait des Indiens avant l’arrivée des Espagnols

mais malgré l'heure tardive (après 16H), il y eut beaucoup d'attente pour un effet assez bof au final.

Petit tour en barque dans la grotte, quelques échoppes de vente de souvenirs à la sortie.

LA SOIRÉE SALSA

Ainsi s'achève une belle journée bien remplie.

Mais fatigués nous? Tss tsss tsss...

Dans la soirée nous sommes allés danser au CENTRE CULTUREL POLO MONTAÑEZ,  place de l’église.

Si vous avez l'occasion de prendre des cours de salsa, avant le départ ou sur place, FAITES-LE!!!

Je fus très frustrée de ne pas être à la hauteur alors que les rythmes entraînant m'appelaient partout où nous étions!!!

 

D'ailleurs c'était comique d' observer le comportement des gens. Au centre culturel, une discothèque semi-ouverte, genre patio, s’agglutinent les touristes mais aussi les Cubains, très en beauté, look tombeur pour les hommes, la petite chiffonnette dans la poche arrière du pantalon pour s'éponger, look diva sexy pour les filles, très conscientes de leurs charmes...

Les regarder se mouvoir est un spectacle euh... muy caliente! Cependant l'ambiance est bonne-enfant et très vite autochtones et voyageurs se mélangent et quand bien même la moitié des danseurs sont amateurs, tout le monde s'amuse.

Petit aperçu en musique sur cette video ou 3 Cubaines font le show:

Demain, route vers Las Terrazas, mais demain est un autre jour!

Un autre Mojito por favor!

Euh les filles : armez vous de courage si vous devez vous rendre aux toilettes!