CIENFUEGOS

 

Nous mettons à peine 1H30 pour rejoindre Cienfuegos et malgré que nous roulons tranquillement, arrivons bien trop tôt, à 11H30 à la casa. Ici les rues portes des N° et sans GPS nous n'aurions jamais trouvé !

 

La petite rue où nous logeons est perpendiculaire au Malécon et nous avons une vue mer biaisée depuis la terrasse.

Nous frappons timidement à la porte, conscients de l'heure et demandons en nous excusant, si nous pouvons juste laisser les bagages dans un 1er temps...

Jenny est une blonde plantureuse et chaleureuse qui balaie nos inquiétudes d'un geste de la main, chopant une valise, nous faisant signe d'entrer et nous proposant de suite de passer aux toilettes, de boire un verre. Insistant même pour nous offrir un café. Soit, son enthousiasme est contagieux et nous sommes soulagés.

Débarrassés de nos sacs, la voiture garée dans la rue, nous partons vers le centre à pieds. 

A la recherche d'une banque (voir anecdotes) car nous sommes toujours à sec, nous sommes surpris par les beaux bâtiments bien restaurés, la propreté et l'ensemble aéré de la ville.

Nous serons encore plus surpris par le centre piéton, semblant très neuf et presque comme chez nous.

Des boutiques, épiceries, terrasses de café, galerie d'art, petits marché, la jolie place près de l'église donnent un cachet particulier et il fait bon flâner à Cienfuegos.

 

le centre ville

Comme souvent en ville, possibilité de se connecter en wifi sur la place, si vous avez une carte (voir infos)

rencontres

Les 2 jolies petites filles habitent un quartier délabré (voir plus bas).

Quand aux 2 papys, leur activité principale consiste à réclamer des stylos aux touristes!

Et les 3 charmantes nanas ne sont pas musiciennes, tenant  un stand d'artisanat, leur bonne humeur était communicative.

l'autre visage de Cienfuegos

Souhaitant me recueillir suite au décès de mon tonton quelques jours auparavant, je tente d'entrer dans l'église mais elle est fermée. Nous déjeunons sur la place avant de nous décider à nous rendre alors au cimetière de la Reine. Ici sont couchés beaucoup de français (voir l'histoire dans le petit futé sur ma page d'accueil) et c'est le cimetière colonial le mieux conservé malgré les cyclones qui l'ont balayé.

Munis du plan de la ville nous nous aventurons dans des ruelles euh... un peu différentes.

le cimetière colonial de la reine

Très vite perdus, je demande alors mon chemin à un homme d'un age certain qui me répond:

-mais mi amor, c'est beaucoup trop loin à pieds!

Nous décidons alors de nous y faire conduire en calèche.

Dès notre arrivée un papy nous prend en charge et nous trimbale dans tout le cimetière, nous comptant moult anecdotes. Trop prise par l'émotion je ne comprend pas un mot...

Chez abdiel & Jenny

 

 

 

Puis nous retournons à la casa où à notre grande surprise la frêle femme de ménage a monté tous nos bagages à l'étage! Nous logeons dans une petite chambre simple et propre, avec tout ce qu'il faut dans la salle de bain, une grande terrasse avec une vue en biais sur la mer et le coucher de soleil sur le Malécon, ainsi qu'un grand frigo.

 

Hélas la douche sera froide, le matelas pas très confortable et la nuit très perturbée par le bruit de la rue (pizzeria ouverte toute la nuit).

Dans l'intention d'aller dîner au Palacio de Valle, nous empruntons le Malécon à la tombée de la nuit. Pourtant nous marchons des kilomètres sans jamais arriver au bout de la jetée et décidons de nous poser dans un paladar qui nous sourit, le grill punta Gorda. Bonne pioche! Ce resto propose une petite carte, un cadre intimiste, un service sympa et nous avons mangé une souris d'agneau à tomber. Avant cela un amuse bouche, une soupe délicieuse et après un flanc, le tout pour 12 CUC.

Un dernier mojito au Palacio? Non, monsieur est mort de fatigue....

Palacio de valle

Le lendemain matin nous quittons Abdiel et Jenny, mais je ne peux me résigner à quitter Cienfuegos sans avoir vu le palais du XIXème. Nous y allons donc en voiture. Clichés.

Et nous continuons via Trinidad. J'ai hâte. ..