CAYO LEVISA

 

Nous aurions pu prendre l'autoroute mais vu que nous savions déjà que nous avions loupé le bateau, nous avons pris les petites routes pour rejoindre Palma Rubia.

 

INFO TRAVERSÉE

L'accès se fait au départ de Palma Rubia, uniquement par bateau (sans voiture),

avec une navette à 10 H et une autre à 18H, au tarif de 20 CUC (aller-retour). La traversée dure 35 minutes.

Au retour il est possible de prendre la navette de 9H, de 12H30 ou de 17H.

Barco-taxi privés font des traversées privées pour 30 CUC. (selon disponibilité).

 

Ce fut notre 1ère expérience de la route.

Grosse galère pour sortir de La Havane, merci Osmand (notre appli GPS) de nous avoir tirés de là! Et puis il a fallu jongler avec  les routes chaotiques sans panneaux de signalisation, les ornières, les chevaux et calèches, les vélos, les vaches, les chèvres, les bœufs, les chiens errants...

Toutefois de beaux paysages s'offrent au visiteur, avec le dégradé de turquoise sur la droite et les champs vallonnés et verdoyants sur la gauche.

 

ANECDOTE:

Un policier nous a fait un signe de la main. Inquiets, nous nous sommes arrêtés.

Mais rien de grave, ce monsieur avait fini son service et faisait du stop pour rentrer chez lui!

Nous l'avons donc emmené sur quelques km.

A noter que les auto-stoppeurs ne sortent pas le pouce, mais tendent le bras en avant...  ;)

Il est difficile de trouver de quoi se restaurer.

Apres 3H de route, nous avons aperçu un paladar (restaurant chez l'habitant), la Cueva, qui a bien voulu nous recevoir.

La maitresse de maison nous a de suite installés à une petite table derrière la maison en nous demandant si nous voulions de la viande ou du poisson.

Viande, avons nous répondu, sans poser de questions, il était déjà 15H...

Très vite nous avons entendu chuchoter la cocote minute et 30 minutes plus tard, avons pu déguster un ragout avec du riz et des haricots noirs. Délicieux!

Encore quelques kilomètres et nous étions à Palma Rubia.

Je m'attendais à un grand parking et étais même un peu inquiète d'y laisser la voiture 2 jours.

En fait il s'agit d'une petite cour avec un gardien (pas de tarif, donnez ce que vous voulez, nous avons laissé 5 CUC pour 2 nuits). La voiture est donc en sécurité.

Il y a également un bar avec de la petite restauration, du café et des toilettes immondes.

D'ailleurs les toilettes, parlons-en, sur tout le voyage, ça a vraiment été le plus gros de mes souci. Sales, sans portes ou cassées, sans papier et sans eau, malodorantes. Partout!

Si vous loupez le bateau vous pouvez demander un transfert privé au bar, pour 10 CUC de plus. Il n'y avait pas de disponibilité ce jour là, nous avons donc patienté jusqu'à 18H (dernière traversée).

Il faisait gris et frais.

D'ici on aperçoit déjà les premières mogotes, ces pitons rocheux de forme bizarre que l'on trouve dans la région de Viñales (notre prochaine étape).

Bien qu'un peu partagée au sujet de Cayo Levisa (l'île est interdite aux Cubains, j'avoue que j'ai du mal à profiter d'un lieu qui n'est pas accessible à la population locale!), je me réjouis de me poser un peu, après nos galères des premiers jours (voir anecdotes de vol), en espérant des températures plus clémentes.

Nous embarquons à 18H pour une traversée de 35 minutes.

Le débarquement sera un peu comique, surtout avec tous nos bagages, l'embarcadère étant complètement affaissé. Es Cuba!

De là on emprunte un ponton en bois (très fatigué) qui sillonne dans la très jolie mangrove avant d'arriver en bord de mer.

Il n'y a qu'un hôtel, il s'agit en fait de chalets en bois disséminés sur l'île, chalets agréables, avec tout le confort, assez bien intégrés dans la végétation de ce confetti de sable d'environ 3 km de long.

 

Le lendemain matin un soleil radieux nous a offert un paysage de toute beauté et armés de solaire indice 30, nous sommes partis en explorateurs.

Si je vous dis que sur ce petit bout de terre nous avons réussi à marcher 13 km, me croirez vous? Et pourtant c'est vrai! Sur l'avant, ou nous avons débarqué, il y a beaucoup de mangrove et je suis heureuse qu'elle soit ainsi préservée. De l'autre côté, au centre, plage de sable blanc et farineux, cocotiers. Mais à l'extrême Est et Ouest, si l'on s'aventure un peu au delà de la forêt, on débouche sur un paysage étrange ou des arbres morts, blanchis par le sel dessinent un bosquet squelettique de troncs aux formes tourmentées. Quelques rapaces tournoyant au dessus de nos têtes terminent de planter le décor ;)

En poursuivant encore à l'Est, une plage déserte aux eaux translucides qui nous offre quelques touches de couleur.

Quoi faire sur le cayo?

Juste profiter de l'instant présent, se mettre plein de bleu dans les yeux, se balader et barboter (quand il n'y a pas de méduses). Le soir venu, déguster une langouste dans le petit restaurant sur pilotis...

Elle est pas belle la vie?

Après ce petit intermède de repos, nous prenons la navette de 12H30 afin de reprendre la route en début d'après-midi via la vallée du tabac et des mogotes: Viñales