ANECDOTES et reflexions DE VOYAGE

Le vol

Nous avions un 1er vol de Frankfort à Madrid, mais il fut retardé suite au remplacement d’une roue!!

Bien entendu nous avons loupé notre correspondance Madrid-La Havane, malgré que le personnel de bord nous ait assuré que la correspondance attendrait puisqu'il s'agissait de la même compagnie aérienne.

Avons passé une journée en transit dans l'aéroport de Madrid (avec une alerte attentat en plus!!), à galérer pour d'une récupérer nos bagages et deux trouver une solution avec la compagnie pour rejoindre Cuba.

Au final, après 6H d’attente devant le buro de reclamations (on était environ 100 personnes, dont 20 pour La Havane) ils nous ont mis (les 20) sur un vol via le Pérou !!! 3H plus tard nous avons donc embarqué dans un zinc pour un vol de 13 H via Lima.

5 H de transit puis 4H30 de vol via La Havane ont fini de nous achever.

 

Parce qu'un malheur n'arrive jamais seul, nous n'avons pas pu récupérer notre voiture le soir même et avons dormi dans un hôtel miteux. Heureusement qu'on tombait de fatigue pour dormir dans cet endroit glauque!

N'allez jamais au Park View!!

dédommagement de la Cie aérienne

Parce qu'on ne va pas se laisser faire, j'ai contacté Flightright, un site en français qui s'occupe de faire toutes les démarches pour obtenir une indemnisation de la part compagnie aérienne

(aucun frais si cela n'aboutit pas, 25% si cela aboutit)

2 MOIS PLUS TARD, je viens de réceptionner un mail "bonne nouvelle" et ai été créditée de 846.- € pour dédommagement!!!

Elle est pas belle la vie??

 

La voiture

 Armez vous de patience si vous avez réservé une voiture de location, les papiers sont longs:

 Chez le loueur Rex, installé dans l'hôtel Iberostar, une pièce de 10m2, un comptoir, une chaise en bois en guise de chaise de buro, une armoire très fatiguée et 2 classeurs.

Il est 8h30, nous sommes les 1er clients. L'employé prend son temps avant de lever son nez et nous saluer, éteint sa petite radio portable qui diffuse une musique joyeuse avec un son merdique.

Le téléphone sonne à tout va. Le gars se déplace comme un lion en cage.

Nous remplissons enfin un contrat, après qu'il ait enfin trouvé son stylo, puis le bloc des réservations.

Une demi heure a déjà passé.

Nous aurions du être à 200 km de là pour 10H, car nous avons un bateau à prendre pour Cayo Levisa.

Je comprend déjà que c'est foutu;

dehors, une dizaine de personnes attendent...

Et le telephone re-sonne....

1H30 plus tard, il nous demande une caution par CB. Sauf qu'il n'y a plus de papier sur son terminal. C'est là qu'il nous dit : "es Cuba"! Et sort du buro à la recherche d'un rouleau... Revient 10 mn plus tard avec une fin de rouleau, environ 20 cm de papier restant. "Pour vous ça va suffire"! La transaction se fait. Il nous indique la porte. Etonnés nous demandons:

-"la clé de la voiture?"

-" ah mais la voiture n'est pas là, on n'a pas de place de parking.  Je vais appeler mon collègue, patientez ici."

Perso je suis limite bout du rouleau, mais pas le choix, à Cuba j'aurai appris la patience.

30 minutes plus tard nous réceptionnons enfin le véhicule et partons à l'aventure.

Il aura juste fallu 2H. Pour un véhicule qui était réservé depuis 6 mois. Et payé.

 Es Cuba!

LA BANQUE

En plein cagnard, nous avons fait la queue avec les Cubains pour changer nos Euros.

1H30 sous le soleil brulant! Celui qui arrive a coutume de crier "ultimo?" et le dernier de lui répondre. C'est alors qu'il se place derrière celui-ci. Sauf que très vite nous avons eu l'impression que tout le monde parlait avec tout le monde et que nous nous faisions doubler en douce. Fataliste, j'ai observé le manège en silence. Quand soudain on a commencé à nous adresser la parole aussi. Forts de nos petites connaissances (attention l'espagnol n'est pas le même qu'à Barcelone! Ils ne prononcent pas le "s" final, ni la jota, aspirent le "j" et le "g". Il nous a fallu un peu de temps pour nous acclimater!) nous avons joyeusement communiqué avec la parole, les mains et les pieds.

Soudain une femme nous pousse vers la porte alors qu'il y avait bien 5 personnes avant nous:

"c'est à vous, dit elle, on vous a dépassé pour parler, mais vous étiez là avant!"

Waow! Bluffée! :-)

 

Nous entrons donc avec un policier, pour... refaire la queue devant un comptoir ou une femme distribue des Nr.

Ensuite de quoi... nous patientons à nouveau, mais assis, bientôt rejoins par nos nouveaux amis de la rue.

 

Je sors mon téléphone, regarde mes photos, histoire de passer le temps, mais le policier me dit que c'est interdit.

 

Quand on appelle enfin notre Nr., nous nous dirigeons à 2 vers le bureau de change. Mais je suis refoulée. Une seule personne me dit on! Je sors et laisse Stef faire.

Il me rejoint quelques minutes plus tard en me disant : " he ho, elle s'appelle comment la casa ou on dort? Je savais pas, faut que je refasse la queue!"

A ce moment là, je ne savais plus si je devais rire ou pleurer....

 

Donc à bon entendeur lorsque vous allez faire le change dans une banque:

pas de téléphone, de la patience et le nom de l'hôtel ou casa!

 

auto-stop

Un policier nous a fait un signe de la main. Inquiets, nous nous sommes arrêtés.

Mais rien de grave, ce monsieur avait fini son service et faisait du stop pour rentrer chez lui!

Nous l'avons donc emmené sur quelques km.

A noter que les auto-stoppeurs ne sortent pas le pouce, mais tendent le bras en avant... à savoir ;)

LA CASA DE LA HAVANE

Après 1550 km sans embûches, retour à la case départ.

Grâce à notre appli GPS Osmand, nous trouvons facilement la casa, face au musée de la révolution à la Havane.

Il y a pas mal de circulation dans la rue et il est impossible de se garer devant la casa. Nous nous arrêtons quand même, le temps de décharger nos bagages.

Sauf que l'on nous dit que la casa est fermée pour restauration et qu'on va nous emmener ailleurs. Soit.

Un jeune homme monte avec nous en voiture et nous guide quelques ruelles plus loin, nous débarrasse de nos valises rapidement et nous dit de ramener le véhicule chez le loueur. Je trouve son empressement étrange et prétexte de monter moi-même mon sac à dos, histoire de jeter un œil sur la chambre. Impossible, il me prend gentiment le sac des mains et insiste : "allez rendre la voiture". Il faut dire qu'on bloque complètement la ruelle.

Nous roulons donc à l'hôtel Iberostar ou se trouve le loueur REX.

En sortant de là, nous nous rendons compte que nous n'avons pas l'adresse de la casa. Nous marchons plus d'une heure avant d'arriver à l'ancienne adresse (celle en restauration) et tentons de nous orienter à partir de là.

Croyant reconnaitre la porte fatiguée de nos nouveaux hôtes, je sonne. Un ado vient m'ouvrir et me demande de monter un escalier raide. 3 chiens viennent à ma rencontre. Tiens, des chiens? Je n'ai pas entendu d'aboiements avant...

Une dame âgée arrive alors et répond à ma question "je suis bien chez casa Saily"? avec effusion en m'embrassant.

En bas j’entends Steph crier :"descend, c'est pas là!"

Mais la dame veut absolument me montrer la chambre! Et Steph qui continue de crier en bas. Je suis au bord du fou-rire quand je comprend que je ne suis effectivement pas au bon endroit et que la personne veut à tout prix me louer une chambre! Sauf que mes bagages sont ailleurs!!!

Je m’échappe donc tant bien que mal, m'excuse et nous reprenons nos recherches.

Et si les autres avaient tout simplement volé nos bagages ? Je réfléchis : j'ai mon passeport sur moi, ainsi que ma confirmation de vol... Steph aussi.

Une autre porte verte. On toque plein d'espoir. "Non", nous dit un beau jeune homme, "c'est pas là, mais au bout de la rue, au N° 117". Nous y courrons presque!!!

Arrivés au 117, on nous dit: "désolés on a oublié de vous donner notre carte!"

Tout est bien qui finit bien :-)

 

le guide

Il était prévu qu'un guide francophone viennent nous chercher à la casa à 9H pour nous faire le tour de la vieille ville à pieds.

Après un quart d'heure de retard on a commencé à s'impatienter. 9H30 toujours personne.

Nos hôtes ont alors téléphoné (je ne sais où) et le verdict est tombé : "il est malade!"

Étrangement notre guide de Trinidad l'était aussi....

Es Cuba!

"on vous envoie un autre guide pour 10H".

Et nous patientons encore. 10H15 : personne.

Après 10H20 un guide parfaitement francophone est arrivé, enfin.

A Cuba nous avons appris à .... attendre :-)

les chiens

Partout où nous sommes passés nous avons vu des chiens errants, la  plupart terriblement maigres.

pour moi qui suis très chiens, ça a été très souvent douloureux de voir ces pauvres bougres.

Depuis que je suis rentrée, j'ai lu un article sur les chiens de villes, vivants souvent en meute très organisée et j'avoue qu'en effet je suis trop sensible et qu'il faut se dire que ces bêtes sont peut-être heureuses ainsi, dans leur groupe, soudées, même si elles ne connaissent pas les câlins, soirées canapés, promenades etc... du nôtre (qui, soit dit en passant, a complètement oublié qu'il était cabot).

J'ai été surprise, d'une part, par la gentillesse de ces chiens, OK ils étaient là près des terrasses, tables, touristes, assis à attendre patiemment, mais jamais un aboiement, une patte, un saut pour mendier, rien; d'autre part s'ils étaient plusieurs, ils n'essayaient jamais de chaparder la nourriture qu'un de leur semblable recevait, même si eux mêmes étaient en reste. J'ai été bluffée par ce comportement!

beaucoup de

 

  • rapaces
  • gens à pieds
  • scooters électriques
  • enfants en uniforme
  • chevaux rachitiques et peu d'herbe
  • chiens qui brisent le cœur
  • vendeurs à pieds de cacahuètes, ail, fruits...
  • poules (le poulet étant LA viande principale)
  • de cages avec des oiseaux en captivité en plein soleil sur les façades des maison :=(

pas ou peu de

 

  • peu de voitures, pas de voitures neuves
  • pas de panneaux publicitaires
  • pas de magasins
  • peu de pêcheurs
  • pas d'élevage de boeuf
  • quasi pas d'internet

insolite

 

  • ouvertures sans vitres/fenêtres, juste des barreaux
  • une femme de ménage en casa gagne plus qu'un ingénieur
  • des gens font brouter leurs animaux (chevaux, vaches) au bout d'une corde au bord de l'autoroute
  • de la musique partout, dans les rues, dans les maisons, mais aussi sur des vélos taxi illuminés la nuit
  • des vélos taxi qui n'avancent pas (pas de couple) alors que leurs propriétaires pédalent à fond
  • des WC dégueu au possible, sans papier, sans eau, quelque fois sans portes, mais avec dame pipi qui encaisse!
  • des vieillards édentés vendeurs de cacahuètes pour survivre....